Le rythme s’accélère du côté de The Army Painter, avec plusieurs actualités qui s’entrecroisent : suivi d’un concours communautaire autour de Trench Crusade, préparation du prochain San Diego Comic-Con, plongée dans une technique fondamentale du pinceau et projet d’exposition signé Sam Lenz. Tour d’horizon.

Arena Challenge : les warbands s’étoffent

L’Arena Challenge se poursuit et de nouvelles recrues viennent rejoindre les warbands des concurrents engagés dans la compétition. Le travail hobby des membres de la communauté, Faithful et Fallen confondus, est mis en lumière au fil des étapes.

Les compétiteurs s’enfoncent un peu plus loin dans l’univers grimdark de Trench Crusade, où chaque figurine peinte prolonge la narration collective du concours.

San Diego Comic-Con 2026 : rendez-vous au stand #1534

Le San Diego Comic-Con se tiendra du 23 au 26 juillet 2026. The Army Painter y opérera le stand #1534 dans le San Diego Convention Center.

Visuel The Army Painter
© The Army Painter — source

Des démonstrations de peinture en direct sont prévues tout au long du week-end sur le stand, avec un accompagnement individuel aussi bien pour les débutants que pour les peintres confirmés. Les derniers Speedpaint Markers, de nouveaux pinceaux hobby et la Thin Plastic Glue seront proposés à la vente.

Visuel The Army Painter
© The Army Painter — source

La marque est également sponsor principal du programme de cours de peinture de figurines organisés au niveau Mezzanine. Jake Krajeski et Phil Hall, membres de l’équipe, y animeront des Hobby Classes ainsi que des sessions Paint & Take. L’accès à ces activités est gratuit avec un badge San Diego Comic-Con.

Les inscriptions aux Paint & Take et le planning des cours sont centralisés dans la salle 17B du Mezzanine.

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© The Army Painter — source

Après leur session, les participants peuvent passer par le stand pour se procurer les peintures et pinceaux utilisés en atelier.

Le layering expliqué par DipIt

Le layering consiste à appliquer des couches successives de peinture sur des zones de plus en plus réduites, afin de construire les points de lumière et les ombres tout en laissant les couches précédentes partiellement visibles. La technique produit des transitions de couleur graduelles et apporte de la profondeur et de la définition aux figurines.

Ses usages courants : construire des highlights, approfondir les ombres, créer des transitions plus douces et donner un rendu tridimensionnel aux surfaces. L’exemple classique est celui d’une cape bleue peinte avec des bleus progressivement plus clairs sur les zones saillantes, pour simuler l’accroche de lumière sur les plis.

Pour simplifier le choix des teintes, DipIt propose des Flexible Colour Triads réunissant une couleur de base, une ombre et un highlight. Le peintre garde ainsi un contrôle direct sur la position des lumières et des ombres, avec des transitions qui paraissent plus naturelles que des ruptures franches.

Le layering aide à définir les volumes sur l’armure, le tissu, la peau et à peu près toutes les surfaces rencontrées sur une figurine. Il se combine efficacement aux washes, au glazing, au drybrush et au edge highlighting. Distinction utile : le glazing utilise une peinture fine et transparente pour des glissements subtils, alors que le layering repose sur une peinture opaque produisant des paliers de couleur visibles. Autrement dit, tout glaze est techniquement un layer, mais tous les layers ne sont pas des glazes.

Les erreurs fréquentes des débutants sont bien identifiées : recouvrir totalement la couche précédente et effacer ainsi la transition ; sauter d’un coup à une teinte trop éloignée au lieu de progresser par petits paliers ; utiliser une peinture trop épaisse qui laisse texture et traces de pinceau ; attendre un résultat parfait en un seul passage plutôt que de construire par passes successives ; garder trop d’eau sur le pinceau, ce qui fait perdre le contrôle.

Le layering n’est qu’une approche parmi d’autres, aux côtés du drybrush, des washes ou des Speedpaints. Il n’est pas le plus rapide, mais il enseigne les fondamentaux : lecture des lumières, des ombres et de l’interaction de la lumière sur le modèle. Il intervient généralement après le basecoat, pour construire les highlights, renforcer les ombres, rétablir la couleur après un wash et affiner les surfaces avant edge highlighting ou glazing.

Ghost World : l’expérimentation de Sam Lenz

Sam Lenz, membre de la Factory Team de The Army Painter, développe Ghost World, une série évolutive de pièces d’exposition science-fiction. Le projet déplace le curseur : moins de perfection technique, plus d’attention à l’atmosphère, à la composition et à la narration visuelle. Le peintre résume sa démarche par ces mots : « laisser la peinture parfaite de côté ».

La série s’appuie sur des figurines Infinity de Corvus Belli, combinées à des socles scratch-built et à des éléments d’environnement. L’ensemble est unifié par des palettes monochromatiques affirmées, des effets visuels graphiques et un langage narratif commun.

Visuel The Army Painter
© The Army Painter — source

Chaque pièce de la trilogie a émergé naturellement de la précédente, par expérimentation plutôt que par plan rigide. Toutes s’appuient sur une palette étroitement contrôlée avec une dominante monochromatique, tout en gardant une identité propre : rouges et oranges saturés pour l’une, bleus glacés pour l’autre, violets pâles avec jaunes lumineux pour la troisième.

Visuel The Army Painter
© The Army Painter — source

Le style privilégie les formes graphiques marquées, les dégâts de combat exagérés, les textures rugueuses et les contrastes de couleur dramatiques plutôt que les transitions lisses. L’influence de Pascal Blanché est assumée, notamment pour l’alliance entre texture picturale, palettes saturées et formes SF stylisées. Space Station Zero a également nourri l’approche ouverte du world-building.

La narration visuelle passe par les armures rayées et abîmées, les socles scratch-built, les débris flottants, les choix de couleurs surréels, les détails d’environnement et les silhouettes marquées. Le socle compte autant que la figurine : passerelles brisées, cloches suspendues, débris industriels, câbles apparents, terrain fragmenté.

Côté matériel, Ghost World mobilise plusieurs Colour Primers The Army Painter — Dragon Red, Alien Purple, Matt Black, Matt White et Ultramarine Blue. Les Warpaints Fanatic utilisés couvrent Flag Red, Diabolic Plum, Triumphant Navy, Ultramarine Blue, Amulet Aqua, Wolf Grey, Hexed Violet, Violet Coven, Daemonic Yellow et Space Dust. Les Warpaints Air complètent la palette avec Pure Red Molten Orange, Daemonic Yellow, Cosmic Dust, Broodmother Purple et Matt White.

Les choix de teintes visent la communication émotionnelle — tension, danger, mystère, mouvement — avant la représentation réaliste. La série illustre une idée simple : la progression artistique passe parfois par l’abandon du perfectionnisme au profit d’une expression visuelle porteuse de sens.

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