Dans le vocabulaire des peintres de figurines, trois lettres reviennent régulièrement dès qu’il s’agit d’effets spectaculaires : OSL, pour Object Source Lighting. Derrière ce sigle se cache une technique qui cherche à créer l’illusion qu’un objet émet réellement de la lumière, et pas seulement qu’il est peint dans une teinte vive.

Qu’est-ce que l’OSL ?

L’OSL désigne une technique de peinture consistant à simuler une source lumineuse portée par la figurine ou posée sur son socle. Les candidats classiques ne manquent pas : torches, armes magiques, yeux brillants, canons plasma ou encore coulée de lave en fusion sur la base d’un diorama.

Le principe fondamental mérite d’être posé clairement : l’OSL ne se limite pas à peindre l’objet lumineux lui-même. Toute la démarche consiste à peindre la lumière projetée sur les surfaces environnantes, car c’est cette projection qui vend l’illusion.

Visuel The Army Painter
© The Army Painter — source

Un exemple parle mieux qu’une définition : pour un chevalier brandissant une épée bleue brillante, il faut peindre la main qui tient l’arme, l’armure du torse et les plis du manteau avec une teinte bleue subtile. Ce voile coloré simule la lumière émise par la lame et accroche le regard.

Pourquoi utiliser l’OSL ?

L’intérêt est double. D’abord, l’OSL installe une ambiance dramatique et guide l’œil du spectateur vers un point focal précis de la figurine. Ensuite, la technique ajoute une couche de réalisme : la figurine ne semble plus flotter dans un vide neutre, elle paraît exister dans un environnement réellement éclairé.

Visuel The Army Painter
© The Army Painter — source

Attention toutefois à ne pas confondre OSL et simple effet de brillance. Une spirale plasma peinte dans des bleus lumineux n’est pas de l’OSL en soi ; elle le devient à partir du moment où la lumière se propage sur les surfaces adjacentes.

Les erreurs classiques

Plusieurs pièges guettent les peintres qui se lancent. Le premier consiste à peindre uniquement la source sans en propager la lumière, ce qui annule tout l’effet. Vient ensuite la tentation d’étendre la lueur trop loin, au-delà de ce que la physique autoriserait. Oublier les ombres, qui participent à la crédibilité du contraste, est un autre écueil fréquent. Enfin, rendre la lueur environnante plus brillante que la source elle-même casse toute logique visuelle.

Visuel The Army Painter
© The Army Painter — source

Une technique avancée, mais pas obligatoire

L’OSL est généralement classée parmi les techniques avancées, car elle demande de comprendre comment la lumière naturelle se projette sur des volumes. Elle n’a rien d’obligatoire et s’adapte particulièrement bien aux effets magiques, aux armes de science-fiction et aux figurines d’exposition où l’on recherche un rendu dramatique.

Côté méthode, l’OSL s’applique le plus souvent en fin de processus, une fois les couleurs principales, les reflets et les ombres posés. Cela dit, planifier dès le départ l’emplacement de la source lumineuse reste un vrai atout pour anticiper les zones à traiter.

Source : The Army Painter

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