Goblin King Games met en avant Suzie, Narrative Lead et Social Media Manager du studio, à travers une longue conversation consacrée à son parcours, à sa rencontre avec Moonstone et à sa manière d’écrire les personnages du jeu.
Un parcours forgé par les dés et les pinceaux
Suzie a découvert la peinture de figurines à sept ans, initiée par son oncle sur de petites pièces en étain. Côté jeu, elle a d’abord poussé des Démons du Chaos sur les tables de Warhammer 40k, avant de basculer dans le jeu de rôle avec Donjons & Dragons à partir de 2012 — un déclic qui a véritablement lancé sa passion ludique.
Au fil des années, elle a multiplié les systèmes : Pathfinder 1re édition, World of Darkness, Fate, Star Wars, L’Appel de Cthulhu, sans oublier Magic the Gathering. Depuis 2019 environ, D&D 5e occupe une place régulière dans ses parties.





La rencontre avec Moonstone
La découverte de Moonstone remonte à un salon Salute, peu après la clôture du Kickstarter de 2017. Ce sont les Fées qui ont d’abord attiré son attention. Ses premiers achats : un Starter Set et une troupe de Gobelins, accompagnés d’une tête alternative sculptée de Doug le Flatulent dont elle est propriétaire.
Elle a ensuite soutenu le Kickstarter de Leshavult, même si les occasions de jouer localement étaient alors rares.

De fan à Narrative Lead
Suzie a contacté Richi, alors Narrative Lead, pour proposer d’apporter une perspective féminine aux histoires du Rulebook. Convaincu par les exemples d’écriture qu’elle lui a transmis, Richi lui a confié la rédaction de bios féminines pour The Arising.
Lorsque Richi a dû se retirer, elle s’est rapprochée de Tom et a pris en charge une part plus importante du deuxième livre. En 2021, Tom lui a proposé de rejoindre formellement Goblin King Games en tant que Narrative Lead. Son périmètre s’est depuis élargi : réseaux sociaux, newsletter par e-mail et autres activités marketing s’ajoutent désormais à l’écriture narrative.
Écrire les personnages de Moonstone
La méthode est claire : Suzie rédige généralement la bio d’un personnage après avoir vu son illustration, afin d’en capter la personnalité. Elle aime aussi prendre le contre-pied des apparences. Loubard, par exemple, a été écrit comme une figure plus douce et bienveillante, accompagnée d’un grand chat comme compagnon.

La mécanique de jeu sert également de guide. Banshee, dont les capacités reposent sur le son, est ainsi devenue une musicienne sourde — un portrait inspiré visuellement et culturellement par Siouxsie Sioux. L’humour n’est jamais loin : Baby Shark fait même une apparition dans The Arising.
Ses inspirations puisent dans le folklore, sa pratique du paganisme, l’histoire (notamment la période Tudor et les époques antérieures) et le monde naturel. Les cultures alternatives et sous-cultures, le cinéma, la comédie britannique et la philosophie nourrissent également son travail.
Dranyer est né d’une question : célèbre-t-on le jour des Farces sur Tauber ? La réponse a pris la forme d’un démigod renard trickster. Chernitt, quant à lui, aurait pu basculer dans la pure terreur ; l’introduction de Nanny adoucit le personnage tout en rendant, par contraste, l’horreur qui l’entoure plus saisissante.







Ce que ce rôle lui apporte
Partager son écriture est devenu une grande source de satisfaction, alors qu’elle n’imaginait pas le faire publiquement. Contribuer à développer l’univers de Moonstone et influencer son gameplay constitue une autre fierté. Le revers de la médaille : un seul jour de travail hebdomadaire est techniquement consacré à GKG, ce qui rend délicat l’équilibre entre écriture narrative et marketing.
Source : Moonstone — Moonstone — Moonstone — Moonstone — Moonstone — Moonstone — Moonstone — Moonstone — Moonstone — Moonstone — Moonstone — Moonstone — Moonstone — Moonstone — Moonstone — Moonstone — Moonstone — Moonstone — Moonstone — Moonstone — Moonstone — Moonstone — Moonstone — Moonstone — Moonstone — Moonstone