Le Sultanat revient sur le devant de la scène de Dystopian Wars avec un ORBAT complet et une identité forte : une flotte rapide, articulée autour d’une mécanique de Portails qui bouscule les habitudes du jeu. Plutôt qu’un guide tactique définitif, cet article propose une présentation générale de la faction ; pour les règles précises, on renverra toujours aux publications officielles de l’éditeur, seules références fiables.

Une faction rapide, taillée pour le corps à corps
Le Sultanat est présenté comme l’une des factions à passer d’un Launch ORBAT à un ORBAT complet. Sur la table, ses navires semblent miser sur la vitesse et la manœuvrabilité : ils cherchent le contact, mais leur meilleure protection paraît résider dans leur mobilité plutôt que dans leur blindage. Concrètement, le joueur est amené à esquiver plutôt qu’à encaisser, ce qui suppose une lecture attentive du terrain et une prise de risque assumée. Les joueurs habitués aux flottes lourdes y trouveront un changement de rythme marqué, parfois déroutant lors des premières parties.

Les Portails, cœur de l’identité de la flotte
Le trait le plus caractéristique de la faction reste sa relation aux Portails, qui structurent à la fois le déplacement et certaines options offensives. Différents modèles semblent capables de générer, manipuler ou refermer ces Portails, avec des effets variables sur les navires alentour. La logique générale est celle d’un compromis : ouvrir un Portail au bon endroit peut retourner une partie, mais expose aussi ses propres bâtiments.
Certaines unités disposeraient également d’une capacité plus radicale, permettant d’imploser un Portail pour infliger des dégâts aux navires ennemis proches, au prix d’une contrepartie importante pour le vaisseau qui l’active. Le principe est à double tranchant et suppose de bien choisir son moment : utilisée trop tôt, ce genre de capacité expose un bâtiment central au reste de la partie. Pour les modalités exactes, mieux vaut se reporter aux règles officielles.

Abordages et flottes disponibles
Une règle spéciale associée à la faction autorise, semble-t-il, certains navires à mener des actions d’abordage à travers les Portails, ce qui pourrait générer des débats en tournoi, notamment sur les listes qui empilent Portails et unités concernées.
La Battlefleet principale du Sultanat s’articule autour de navires amiraux et de piliers comme les croiseurs et frégates emblématiques de la gamme. Son bonus de flotte favorise les armes exotiques, à mi-chemin entre artillerie et technologie expérimentale.
À côté de cette flotte principale, plusieurs formations spécialisées sont annoncées : une flotte aéronautique qui exploite les Portails pour ses mouvements de réserve, une flotte aérienne entièrement aéroportée articulée autour d’unités de patrouille, et des Privateers pouvant être joués comme flotte principale ou comme mercenaires, avec des options de récupération face aux dégâts critiques. Une souplesse intéressante pour les joueurs qui aiment panacher leurs listes.

Format d’initiation : environ 1000 points
La configuration d’initiation, autour de 1000 points, s’appuie sur le Starter Set du Sultanat et quelques boîtes de renfort. Elle place au centre un croiseur de commandement équipé pour la manipulation avancée des Portails, épaulé par des croiseurs et de plus petits bâtiments chargés de manœuvrer autour de lui. Le format est cohérent pour découvrir la faction, même si la dépendance à un unique vaisseau clé peut pénaliser un joueur débutant qui le perdrait tôt en partie.

Format intermédiaire : l’apport égyptien
En montant en points, la liste s’enrichit d’une Battlefleet et d’escadrons égyptiens, introduisant des unités sur aéroglisseurs présentées comme amphibies et surélevées. Ces propriétés leur permettraient de franchir îles et obstacles au sol tout en les mettant à l’abri de certaines armes sous-marines.
Plusieurs doctrines de flotte structurent la liste, chacune orientée vers un axe différent : soutien des équipages, renforcement de la puissance de feu du vaisseau amiral ou mise en avant des unités égyptiennes. Le choix de la doctrine oriente fortement la liste et gagne à être décidé en amont plutôt qu’improvisé.

Format élargi : l’alliance avec l’Order
Dans les formats les plus élevés, la faction Order entre en scène avec ses propres Battlefleets et escadrons, ce qui pousse la manipulation des Portails à un autre niveau.
Un vaisseau amiral dédié serait capable de tisser des Portails supplémentaires chaque tour et de les refermer autour des ennemis, tout en délivrant sa puissance de feu à courte portée. Les unités Order bénéficieraient d’un bonus leur permettant de traverser rapidement les Portails et de propager le désordre par leur simple présence. Des colosses volants équipés de générateurs viendraient encore multiplier le nombre de Portails en jeu. Sur la table, cette densité de Portails peut vite devenir illisible pour les deux camps et allonger sensiblement la durée des parties : à réserver aux joueurs déjà à l’aise avec les règles.

Une faction facile à prendre en main, difficile à maîtriser
Le Sultanat vise l’accessibilité en surface, mais la gestion fine de la vitesse et l’exploitation des Portails demandent une vraie courbe d’apprentissage. Pour les hobbyistes, la faction offre aussi un terrain esthétique cohérent, à mi-chemin entre ornementation orientalisante et technologie exotique, qui pourra plaire aux peintres cherchant à sortir des palettes navales classiques. Pour les subtilités de règles, il reste indispensable de consulter les documents officiels de l’éditeur avant de figer une liste.
Source : Warcradle